DISCOGRAPHIE

2017 – ONGOD

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2014 – The Turning Point

THE TURNING POINT

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2011 – The Corridor

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2008 – Moon Rock My Soul

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ALBUM

ONGOD .2017 

Youri Defrance

Après quatre albums (entre 2008 et 2017) et plusieurs expériences passées au plus près des ethnies aux quatre coins du monde en solitaire, Youri Defrance revient sur scène accompagné. Il a foulé les planches du neuvième Blues Rules Crissier Festival avec Robin Vassy, un artiste qui a, lui aussi, beaucoup voyagé par le passé. La collaboration est jeune d’une année mais elle est déjà très prometteuse.© leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Youri Defrance – passées les années solitaires de Youri plays the Delta Blues (2003), Youri plays the Psychéblues (2006) et Youri Blow (2008) – retrouve la scène accompagné. Pourtant il a passé, jusqu’à l’année passée, la majeure partie de sa vie musicale seul, vagabondant aux quatre coins de la planète, des Amériques aux arrières de l’Océanie. Un périple long de plusieurs mois, passé au plus près des tribus aborigènes, autochtones des terres recalées des centres économiques. En quelque sorte, Youri est allé à la rencontre des régions profondes, à l’image du Mississippi étasunien, sans pourtant être véritablement allé dans ce bout de région où le blues est réellement né. Des États-Unis, il a toutefois pris en inspiration les chantres du genre, partant de Jimi Hendrix, Kurt Cobain, puis puisant toujours plus dans les racines de la musique afro-américaine. Son parcours musical débute à 14 ans et depuis, le périple fut long, riche et passablement diversifié, au gré de ses déplacements par-delà les océans. « Aller à la rencontre des ethnies m’a rapproché de mes racines – explique alors samedi soir à Crissier Youri Defrance, avant de poursuivre – J’ai commencé la musique en écoutant Kurt Cobain, avec “Where did you sleep last night” (Nirvana) à la version de Leadbelly, et quand j’ai écouté cette chanson, à 14 ans, c’est là que j’ai commencé dans le blues. Et plus je me plongeais dans le blues, plus je me reconnaissais dans les paroles et la musique de ses représentants, Muddy Waters, Jimmy Hendrix. Je suis revenu dans les racines du blues et c’est là que j’ai eu un rêve, partir à la rencontre des aborigènes en Australie en Mongolie, rencontrer les Maká aux États-Unis et ce sont tous ces voyages qui ont réveillé des sens en moi. » Mais depuis une année, Youri n’apparaît plus seul sur scène. Il a assouvi ses envies, les appels du cœur, et s’est rapproché d’un artiste, lui aussi, vagabond. Robin Vassy, avec qui Youri a foulé les planches du Blues Rules Crissier Festival cette année, est un batteur qui a également fait le choix de revenir à ses profonds sentiments avec une musique qui annonce un nécessaire besoin de spiritualité, une pulsion chamane, dégageant une symbolique immatérielle pour la chose musicale, où l’instrument se met à l’écoute des envies intérieures, où le corps guide instinctivement les notes et les accords, et le cœur les percussions. Loin de leur France natale, les deux artistes ont grandi leur art au plus près de la simplicité, au plus près des êtres qui vivent leur vie dans leur habit le plus simple. Et tout cela reste empreint dans leur musique, indéniablement. « Nous jouons avec tout ce que l’on a vécu avant, le parcours qu’on a eu chacun de notre côté. Notre rencontre est d’ailleurs toute récente; ça fait pas même un an. Mais on arrive à jouer ensemble et à aller dans la même direction », explique alors Robin Vassy.

« Le blues, ça se vit. C’est dans ta vie. C’est les problèmes quotidiens; de manière plus générale, le blues vit en chacun d’entre nous, c’est le passage de la tristesse en amour qui donne naissance au blues »

Youri Defrance, artiste programmé au IX° Blues Rules Crissier Festival

Ils comprennent donc tous les deux la raison même de la musique pour l’humain, ce besoin de s’égarer, puis de se retrouver dans l’énergie commune d’un groupe qui partage et ressent les mêmes vibrations, les mêmes intuitions qui les guident dans le parcours méandreux de l’existence. Tout est là en réalité, y compris leur rapport au blues, qui déteint parfaitement les mêmes besoins, les mêmes sensibilités. « Le blues, ça se vit. C’est dans ta vie. C’est les problèmes quotidiens; c’est par ailleurs inimaginable de penser tous ces noirs qui ont travaillé dans les champs de coton. Mais de manière plus générale, le blues vit en chacun d’entre nous, c’est le passage de la tristesse en amour qui donne naissance au blues. Et c’est ce que j’essaie de faire également, faire évacuer la tristesse », raconte Youri Defrance. « Nous avons joué [ndlr, samedi à Crissier] avec sincérité et cœur. C’est tout ce que l’on sait faire. » Puis, au-delà de ressentir le blues, le vivre avec sa propre sensibilité, la présence du duo au Blues Rules leur aura également permis d’apprendre le blues. Entendez par là, son histoire…Youri Defrance... © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino 

Une rencontre avec ces hommes et femmes qui nourrissent le Blues du Mississippi

Il y eut, tout au long de cette neuvième édition du Blues Rules Crissier Festival – comme chaque année par ailleurs –, une mise en abîme importante de l’histoire du blues, ses acteurs, ses légendes (à l’image de Junior Kimbrough, Leo Bud Welch, Robert Belfour), leur descendance (Robert et Cameron Kimbrough, Cedric Burnside), ses “stars” (RL Boyce, nommé au Grammy Awards 2018) et ses fidèles, tout autour du monde. Ou de l’Europe en tous cas, de l’Espagne (avec Sergi Estella) à la Roumanie (avec Catalin Tzetze Radulescu), en passant bien évidemment par la Suisse. Cette année 2018, c’est aux côtés d’aussi grandes figures que Youri Defrance et Robin Vassy ont livré leur set; ils y ont notamment côtoyé les plus grands musiciens et l’une des plus grandes voix du Hill Country Blues – RL Boyce, Otha Turner, et les représentants de la famille Kimbrough, Cameron et sa mère Joyce Jones, mieux connue sous son nom de scène SheWolf –, tout autant que les représentants du Delta Blues, le “Big” de la génération actuelle du blues de Clarksdale (Mississippi), Anthony Big A. Sherrod et son voisin d’Arkansas Greg (Big Papa) Binns. Ensemble, ils ont fait de Crissier le 51e État des États-Unis: le Crississippi.

« Au-delà de l’accueil du public, c’est la rencontre avec tous ces bluesmen qui sont dans les racines du blues qui est porteuse. Cela fait personnellement pas très longtemps que je baigne dans cet univers-ci et les voir tous émus après notre set, venir nous serrer la main et nous poser plein de questions, c’est tout bonnement incroyable », raconte samedi soir Robin Vassy. Par ailleurs, la présence sur scène du duo et de leurs instruments typiques n’auront pas échappé à bonne partie de ces bluesmen américains venus les écouter samedi soir. Et parmi ceux-ci, il y avait Greg Binns qui n’a pas manqué de venir leur parler au terme de leur set. Qu’a-t-il dit alors ? « Il me posait des questions sur nos instruments qu’il n’avait jamais vus – débute alors Robin Vassy avant de poursuivre – Il n’avait jamais vu de tambour d’eau, de vielle et il se demandait comment cela pouvait sonner aussi gros avec d’aussi petits instruments. »

« Je n’ai personnellement pas beaucoup appris la vielle, tout est très instinctif. Greg [Binns] m’a demandé comment j’étais accordé et je n’ai pas su lui répondre, parce que je ne sais pas »

Youri Defrance, artiste programmé au IX° Blues Rules Crissier Festival

Réponse ? « Le cœur, on joue avec le cœur. » En réalité, pour le duo, les notes et les accords perdent leur importance, si le jeu et la musique sonne sincère. Voilà le plus important; être sincère sur scène, c’est réussir à transmettre des émotions au public, peu importe la note. « Je n’ai personnellement pas beaucoup appris la vielle, tout est très instinctif – lance Youri Defrance avant de continuer – Greg [Binns] m’a demandé comment j’étais accordé et je n’ai pas su lui répondre, parce que je ne sais pas [Rires]. Je ne connais pas les notes… Mais c’est aussi à la rencontre avec Robin qui baigne plus dans la culture de ces instruments que l’on réussit à produire un set aussi fort. Il me tient aussi parce que sinon je peux partir très loin. C’est vraiment une belle rencontre entre nous deux. »

 

Une rencontre à deux, du rock, métal au blues…

« Je découvre un autre univers [ndlr, le blues] avec Youri, depuis un an. Mais même sans le vouloir, j’étais dedans de toute façon avant. C’est aussi pour cela que notre rencontre s’est faite toute naturellement », lâche Robin Vassy. La rencontre entre Youri et Robin est, en définitive, une rencontre des âmes, un appel solennel à collaborer; un esprit partagé malgré des parcours musicaux différents dans la musique. Le versant spirituel de l’art fut présent chez les deux, à défaut d’être parti des mêmes références musicales historiques. Pourtant, à y regarder de plus près, les raisons-même de leur attachement à la musique de leur jeunesse tiennent un quelque chose de commun. Chez Youri par exemple, « ce qui m’intéressait chez Hendrix, ce n’était pas tant son spectacle mais le son Cherokee, le versant profond de sa musique qui m’a parlé. Je jouais 8h par jour de la guitare et je dormais même avec. C’était un peu psychotique, j’étais un peu perché… J’ai de ce point de vue-ci testé toutes les drogues du monde [Rires]. » Une profondeur que partageait également Robin, à tel point que leur trouvaille artistique sonna tel une évidence il y a quelques mois…

Dans tous les cas, la trace du duo restera marquée dans l’histoire du Blues Rules Crissier Festival. –

Yves Di Cristino Posted le 6 juin 2018 par Yves Di Cristino in Blues Rules Crissier Festival

 

De retour avec un album fraîchement paru en CD et en LP, Ongod, l’artiste champenois Youri DEFRANCE se produisait à Paris, dans un lieu qui n’est pas à la base une salle de spectacle. C’est en effet dans un de ces antres intimistes dédiés au bien-être et au ressourcement, le Centre Élément, sorte de cocon zen niché en plein cœur de de la capitale, que notre “bluesman ethnique” s’est produit, pour ce qui était annoncé comme un ciné-concert, avec un film racontant son voyage dans la taïga, où il a rencontré une chamane de la tribu tsaatane, ENKHETUYA.

Le choix d’un tel lieu n’était ni anodin, ni incongru, quand on sait que Youri DEFRANCE approche son art comme une méditation sonore, et que les instruments dont il joue – notamment la vièle à tête de cheval mongole, la morin-khuur – ont pour lui une fonction quasi-thérapeutique. C’est donc devant un public en grande partie allongé sur de confortables coussins ou tapis de sol qu’il a entamé son concert, dont la première partie était vouée uniquement à l’immersion dans le son, sans support visuel. Youri a plongé son auditoire dans une expédition sonique méditative en plusieurs mouvements, commencée à la guimbarde, poursuivie à la morin-khuur, puis à la guitare acoustique, puis de nouveau à la guimbarde, en usant de ce chant rauque et éraillé, nourri de techniques de chant diphonique, avec ce sens aigu de l’envoûtement par les cordes (vocales et instrumentales).

Enveloppante et recueillie par endroits, heurtée et secouante à d’autres, appelant les esprits (ongod) enfouis en avalant le vent et en mordant la roche, la performance de Youri allait bien au-delà d’une séance de relaxation new-age et s’apparentait plutôt à une mise en condition introspective pour ce qui allait suivre. Le silence a régné dans la salle pendant de longues minutes à la fin de cette performance, le public n’étant plus en état de revenir à sa condition matérielle aléatoire. Il était aux portes d’un autre monde, celui du rite chamanique sibérien, qu’il allait bientôt découvrir en images.

Passant du noir et blanc à la couleur, filmé en bonne partie caméra à l’épaule ou au poing, mais avec une belle qualité d’image, le documentaire nous a introduit au plus près d’une cérémonie chamanique menée par la Mongole ENKHETUYA et nous a trimbalé, à pied comme à moto, dans les immensités primitives des plateaux mongols, avec leurs horizons burinés, leurs couleurs crues, leur soleil impitoyable, leur humidité pénétrante, leurs lacs à fond perdu, leurs crépuscules boisés… Contrairement à toute attente, la seconde performance musicale de Youri DEFRANCE avait délesté toute résonance acoustique et “ethnisante” et fut accomplie à la seule guitare résophonique, convoquant les émanations d’un blues primitif, râpeux juste ce qu’il faut, à se fondre dans cet univers incantatoire aux émanations viscérales.

Bousculant les codes et les attentes liés d’ordinaire à la “prestation en concert”, Youri DEFRANCE a partagé avec son public un moment de communion cathartique, en sons et en images porteurs d’une vibration instinctive, tel un humble passeur, un guide reliant les mondes physique et psychique.

Stéphane Fougère- Photos : Sylvie Hamon 

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ALBUM

THE TURNING POINT.2014

"THE TURNING POINT" COVER

Egalement connu sous le nom de Youri Blow, Youri Defrance a la passion du blues du Mississippi, qu’il perçoit comme l’expression d’une transcendance naturelle. Epris de shamanisme, il a souvent quitté les rivages de Bretagne pour s’imprégner de magies péruviennes et mongoles. De ses initiations, il est revenu avec un bric-à-brac de guitares, flûtes, violons et vièles mongoles dont il joue avec une certaine rudesse, plus intéressé par le corps-à-corps avec l’instrument que par la maîtrise parfaite de ses techniques. La spontanéité, voire l’inachèvement volontaire, caractérisent les 7 titres (plus un fantôme) de The Turning Point LES INROCKS  : Louis-Julien Nicolaou

ITW USA Indé Tour 2014

Youri Defrance - copyright Photograph by Theo Constantinou
Photo New York City – (c).Theo Constantinou

Mita Aryanayakam Ghosh, who was a follower of Gandhi, quoted him as saying: “Heaven belongs to every religion, to each human race… Religions are merely different paths followed to reach God, the destination remains the same.” Youri, having travelled the world in your style and through your experiences, do you believe that this is true and can you explain why?

I hadn’t heard of Mita Aryanayakam, thank you. That is my philosophy – it keeps me in peace with the world – I learnt it during my three years of solitude and during my journey to Mongolia… but I think there are different destinations, for example the “missions” and “God Bless America” (politics fused with religion) lead to judgement and frustration… they lead towards a path called Ego, power…

Heaven is our father and earth our mother, we need to keep it in our thoughts and keep giving it our faith, our questions and love… regardless of the religion, it gives us the strength to break out of materialistic and scientific boxes… and in the end, it brings us all together into the light.

Can you tell us about the main elements that make up the Soyombo symbol and what they represent for you personally?

For me, fire was the power of the sun in human hands, but since my initiation with the Tsaatan tribe, I realised within myself that it transports the spirits of the elders… past and present.

The sun and the moon are very inspiring for my music. The Quechua and Aymara tribe, who I met at Lake Titicaca, taught me a lot about those two forces… dancing and dreaming.

The two triangles, represent the forces of protection, the outer ego and the inner ego. The two horizontal rectangles hold it up. The Yin & Yang symbol, for me, is simply the “Good and Bad”. The two vertical rectangles remind me of the nomadic philosophy, Solidarity and Titan.

In his book “Calendar of Wisdom”, Leo Tolstoy says, “People who think that the most important thing in life is knowledge remind me of a butterfly who flies into the flame of a candle, and in so doing burns, and extinguishes the light.” If knowledge is considered a tool rather than a purpose of life, how can one manage to acquire and share it?

I don’t want to waste time with that question, I think it’s beating around the bush… there is some value in philosophy and some waffle. At the moment I’m leaning towards simplicity, my last musical production is called “The Turning point”…

I’ve read that the sound of Morin Khuur is sometimes described as huge and unrestrained, like a neighing horse or even the murmur of the breeze in a field. If you had to use words to describe it, what would you say?

Steppe, water, motion, the animal spirit, ancestor, love, sadness, wild…

In the current context of the state of relations between Israel and Palestine, as well as the 40thanniversary of the Turkish invasion of Cyprus, I found this amazing story: “ Ο φίλος μου ο Χασάνης” [trans: My friend Hassan]. It’s the story of Hassan, a Turkish Cypriot man from Androlykou, who fell in love with, married and lived with a Greek Cypriot woman before the island was separated. When he died, because he was Muslim and his wife Christian, the funeral faced a number of bureaucratic hurdles. He built a tomb for his wife, right near the cemetery, and asked that when they died, they  be buried together with a Cypriot flag. The lesson of the story is in his wish, not as a denial of national identity but rather a kind of rejection of nationalism, expressed through the surplus of flags. How can we begin teaching our children to live in love and not hate, by denying their national pride?

By teaching the power of the spirits of the elders and wild nature (medicinal plants, animals, micro-organisms…) with the same importance as maths or geography, at home and at school, and not keep them just on a scientific trip because our children are like plants, let’s give them spring water and not pesticides of the spirit. One simple example, one thing that’s stayed with me since I was a kid: most teachers at the beginning of primary school often ask that killer question: “What do you want to be when you grow up? Engineer, astronaut, doctor…?” One Vietnamese mate answered ‘alive’!!! I mean, we don’t teach “ideas” to children – they learn through concrete encounters and experiences that affect them for life… not like a dead page in a book.

Coming back to simplicity… there’s an Asian proverb: if you pour a hundred trillion bags of rice onto the end of a baguette, one falls on at the end of 8 years, and that’s your life…

Paradigm Mag – Theo Constantinou

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Youri Defrance

 

 

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Sydney – Opera House, Harbor bridge (c).Youri Defrance

 

ITW Australia Indé Tour 2015

What is psyche blues?
It’s the union, the meeting of two forces: shamanism and scientists.

What is Mongolian throat singing?
Okay, the best is to learn a bit about the subject before asking the question because there are many different styles. I often sing Tuvas style called kargyraa and Mongol kevliin xöömi or xarkiraa xöömi. To be more clear, this is polyphonic singing, but in two different frequencies, singing with one voice. Overtone singing was born in Siberia (Tuvans, -50° in winter!), created with the sound of Mongolian river. For Australians it can sound like the didgeridoo… I also use the throat singing with my morin khuur (horse-head violin) for meditations.

How is it different to singing like you would in the shower? Crazy Australia question; it all depends if an Aboriginal spider (size of my hand) takes a shower with me ; )

How do you train your voice to sing from your throat?
The Tsaatan shamane I met during my last trip taught me a lot… but not the technic, more the relationship with listening to the wild nature and ancestors.

How would you describe the vibe of your music?
Psyché blues or Delta blues, rock mixed with Ethnic tribes… I mainly use in concert acoustic or reso phonic guitar and Mongolian fiddle plus a bass rhythm opposite with my foot.

Are most of your songs in English, French or both languages?
I sing in English because your rhythm of language is more interesting than the French. After nine months of travelling around the world, I miss the French poetry… I think the experienced will influence my new vinyl project 2015 on returning to Paris.

You say your music “allows everyone to discover shamanism”, what does this mean?
My music communicates with the spirits. When I play in concert I have two sets that are completely different; the first is easy and the second is more complex because it is a time when I compose with other people … if the audience listens, not my ego embroidered with sequins but the sounds from our ancestors, our inner road, animal totem, then it’s a discovery and sharing of shamanism.

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What is shamanism?
A medicine with ancestral spirits: animal, nature and human… The human being is made of a body and one or more invisible components, often referred to as ‘souls’ who survive death. The world is also double. There is this world – visible, everyday, profound – and another world.

What/ who influences your songwriting?
The tree of life… be inspired by all that affects the love and his antonym.

Can you tell us the story behind your new EP ‘The Turning Point’?
Long history, mainly the transformation towards the light. The message is anti-nuclear in Mongolia, hydrolic fracturing growth – the turning point of the human balance. Anyway, it’s better to listen my EP.

Has your music lead you to travel exotic places?
Yes, me voilà maintenant en Australie! Two years ago, I came to play your country and I took the time to meet the first men in a reservation 300km from Alice Springs (Warlpiri tribe); an experience hard and deep; we recorded the following track in Yuendumu…

My biggest connection was in Mongolia; I recorded another track during my first trip in Khovsgol Lake, near the Siberian border. The last eight months I spent time in the USA, between Red Nake and Sioux Lakota (Native Indian). Good and bad! Next trip is in January, where I will be in Japan. Anywhere my music helps to connect easily with different cultures, it’s necessary for me to stay nomad and make sharing with people universal.

Do you have any new year’s resolutions for 2015?
I have many projects including a double vinyl with a photo book in relation to my world tour, but the most important thing now, I have to finish my shamanic initiation. AUSTRALIA TOUR 2015//Scenestr-interview.com

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ALBUM

THE CORRIDOR.2011

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Une Page dans le mag des inrocks, par Stéphane Deschamps : 

The Corridor, son deuxième album, est venu d’on ne sait où (c’est un autoproduit, en marge des circuits de promotion habituels) et il semble avoir fait un très long voyage avant d’arriver jusqu’à nos oreilles. Au début de l’album, on se croit en terrain connu, quoique labyrinthique : ces guitares de ferraille humide, cette voix de rocaille, c’est le delta du Mississippi, c’est le vieux blues mythique.

Youri Defrance & EnkhétuyaMais progressivement la musique de Youri Blow s’en éloigne, elle ralentit et s’élève entre deux eaux, dans des zones plus éthérées que terriennes.

En milieu d’album, après le morceau The Corridor, justement, c’est encore autre chose : on entend des violons lancinants, du chant de gorge profonde, de la guimbarde vietnamienne, une musique intense et envoûtante, étrange et dérivante, le son des confins. Le Mississippi n’est plus qu’un souvenir, le ciel de traîne dans le dos d’un musicien troubadour, que ses rêves ont fini par mener au bord du lac Khövsgöl, en Mongolie….Lire la suite

 

« COMMANDE LE CD DIGIPACK 3 Volets« 

 

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GERMANY TOUR 2013//wasser-prawda.eu
AUSTRALIA TOUR 2012//theaureview.com
FRANCE TOUR 2011//lexpress.fr
BELGIUM TOUR 2010//musicinbelgium.net

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ALBUM

MOON ROCK MY SOUL.2008

 

« Moon Rock My Soul » son premier album, inspiré du blues du Delta auquel il emprunte la technique du picking-blues. Youri a composé six des sept titres du CD et ajoute une chanson de Blind Willie Johnson, un prêcheur blues dont il reprend la slide guitare et la voix particulièrement rauque.  Si quelques morceaux sont nettement d’inspiration bluesy, pour d’autres on s’en éloigne considérablement, par exemple pour le titre “Esprit libre, univers libre” de 11 minutes, traversé de musique répétitive, d’influence indienne et de différentes atmosphères envoûtantes. Une belle réalisation et un CD hautement recommandable. Trad Mag****

« Moon Rock My Soul » est un formidable mélange de cultures dont chaque ingrédient semble avoir été minutieusement dosé pour ne pas tomber dans l’accumulation des genres. On peut se faire une idée des influences et des maîtres de Youri Blow sur sa page, inspirations pour le moins disparates puisque s’y côtoient des chants d’extase et de guérison du Balouchistan , John Coltrane, Kronos Quartet, Son House, la musique Gnawa du Maroc, Miles Davis, Pink Floyd et Jimmy Hendrix. Youri Blow appelle sa musique le psycheblues, qu’il qualifie «d’étonnant et détonant mariage que celui du blues/rock psychédélique, du Delta Blues et de la musique traditionnelle. « Soul Kitchen« 

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FRANCE TOUR 2008//letelegramme.fr

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2006

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Sand Of Fairy

 Le charismatique Youri Psychéblues vient de sortir une nouvelle démo, Sand Of Fairy, et quelle réussite ! A coup de dobro, de boucles envoûtantes et d’une voix sauvage perchée sur les cimes de l’âme, Youri nous propose ici un voyage ( » trip  » serait plus approprié) vers les profondes racines du blues, du Voodoo et des Amérindiens. On découvre ici un style très particulier, le Psychéblues, mélange harmonieux entre le plaisir et la souffrance, entre blues traditionnel et effets électroniques modernes. Le son très propre et limpide est au service de l’émotion, de la beauté et de la folie du blues.

« SAND OF FAIRY » 

1. On The Other Side

2.Ballad Of Night

3. Flammes

4. Four Windows

5.Prisoner Blues

6.Fleurs du Pérou (1°version)

7. Hard Time

8. Sand Of Fairy

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CD épuisés

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Papillon de Mars « Papillon de Mars » 

« Youri livre une nouvelle fournée de son « psychéblues », bien plus intéressante que la première, avec plus de tradition, une voix mieux posée, empreinte d’une hargne à la Blind Willie Johnson, et des musiques prenantes.Cette démo de six titres comprend un titre caché, sept minutes après le début du dernier titre. Tout à fait intéressant, vivement un disque complet. »Soul Bag N°187

1. Blue Mama

2. Rode

3. Pick Pick Cotton

4. Papillon De Mars

5. Last Look From My Love

6. You Gotta Move

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CD épuisés

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2004

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Pochette love is over

CD épuisés

"Ce jeune bluesman pratique une musique authentique 
qui prend sa source dans le Delta blues. 
Dans la lignée de Robert Johnson, 
Youri alterne reprises et compositions personnelles.."20 MINUTES - Paris

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2001

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SAMIACYNTHIA

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Contact : youri.defrance@gmail.com

Booking : wildhouseblues@gmail.com

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